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La quête édifiante d’Anne de Guigné pour « devenir bonne »

VENERABLE ANNE DE GUIGNE

Public Domain | Wikipedia

Aliénor Goudet – Publié le 13/01/21

Vénérable Anne de Guigné (1911-1922) fait partie de ces petits saints qui prouvent qu’il n’y a pas d’âge pour trouver son chemin du ciel. Née avec un tempérament coléreux, jaloux et dominateur, Anne va pourtant acquérir la maîtrise totale de soi à la mort de son père et semer la joie autour d’elle.

Annecy-le-Vieux, juillet 1915. Que la journée s’annonce belle au château de la Cour. Bien trop belle pour rester à l’intérieur. Après le déjeuner, Anne, 4 ans, s’amuse avec les fleurs du jardin, très fière de ses couronnes. Elle en a fait pour toute la famille. C’est sûr, papa sera fier d’elle lorsqu’il reviendra. C’est alors qu’elle aperçoit de loin Mélanie, la cuisinière du château, qui se repose quelques instants sur un banc de pierre.

Cette découverte contrarie la petite demoiselle qui était jusque-là bien contente d’avoir le jardin pour elle. Ce n’est pourtant pas la première fois qu’Anne lui a dit de ne pas s’asseoir là. Après tout, Mélanie a la cuisine pour elle. Donc le jardin est à Anne, même s’il est assez grand pour cent personnes. Pas plus tard qu’hier, elle le lui a rappelé. Une bouffée de frustration monte à la tête de la fillette coléreuse qui s’empresse de lâcher ses fleurs et de se hâter vers la maison. Si Mélanie ne veut pas l’écouter, alors c’est maman qui lui interdira de venir dans le jardin.

Après une longue recherche, Anne trouve enfin sa maman, dans son petit cabinet privé. Mais elle se fige lorsqu’elle pousse la porte et trouve Madame de Guigné en larmes. Toute la frustration disparaît. C’est si perturbant de voir une grande personne pleurer. Anne s’approche de sa maman qu’elle n’a jamais vu ainsi. Madame de Guigné prend dans ses bras l’espiègle fillette si silencieuse pour une fois. Elle sèche ses larmes et lui explique que Monsieur de Guigné est retourné au ciel et ne reviendra plus.

– Anne, si tu veux me consoler, ajoute-t-elle, il faut être bonne.

Madame de Guigné n’imagine pas l’impact que ses mots vont avoir sur son aîné. Dès le lendemain, Anne se lève, songeant qu’elle doit être bonne. Lorsqu’elle voit Mélanie de nouveau dans le jardin, elle sent la frustration monter à la tête. Mais elle prend une grande inspiration et retourne à ses jeux. Car il est bon de partager. Tout ce qui hier contrariait la petite demoiselle, est aujourd’hui terre de combat. À chaque fois que monte en elle la jalousie ou la colère, Anne devient toute rouge, mais sert les poings. S’interdisant la moindre parole, elle attend que les pensées amères la quittent. Car il est bon d’être aimable et de pardonner.

C’est le même rituel lorsqu’elle se blesse. Anne met toute sa volonté pour ne pas se plaindre et ne pas broncher. Elle l’offre à “son petit Jésus”, son allié parfait, qui l’aide dans sa résolution. Car Anne a découvert un secret important : c’est en étant bon que l’on se rapproche de Lui. Du haut de ses 4 ans, Anne redouble d’effort jusqu’à ce que les crises disparaissent complètement. Son entourage est stupéfait par ce changement radical. Sa mère, son institutrice, le curé… Ils n’en reviennent pas de la grâce aveuglante qu’a reçue la petite demoiselle auparavant si difficile.

C’est si flagrant que l’on demande à Monseigneur Chapon la permission de lui donner sa première communion le plus tôt possible. Intrigué, l’évêque de Nice demande à interroger l’enfant. À la suite de cet entretien, il dit à Madame de Guigné :

– Madame, je souhaite que nous soyons toujours au niveau d’instruction religieuse de cette enfant là.

Anne fait donc sa première communion le 26 mars 1917 à l’âge de 6 ans. Sur un billet qu’elle dépose sur l’autel durant la cérémonie, elle écrit “Mon petit Jésus, je vous aime et pour vous plaire je prends la résolution d’obéir toujours.”

La bonté de la petite demoiselle se fait de plus en plus évidente après cette grande joie. Elle est aimable, généreuse et clémente avec tous. Le sacrifice quotidien est son chemin de choix. Toute souffrance et toute joie sont offertes à Jésus qui lui murmure qu’il l’aime bien à l’oreille lors de la prière.

Un jour, elle confie à sa maman combien elle aimerait voir Jésus, car le ciel est le but ultime des hommes. Selon la catéchiste d’Anne, mère Saint-Raymond, la petite sainte savait intuitivement que Dieu la voulait près de Lui. En effet, le combat d’Anne touche déjà à sa fin. En décembre 1921, elle est subitement prise de maux de tête et de nausées. Les courbatures et la fatigue la cloue au lit. C’est une méningite. Mais alors que son petit corps souffre le martyre, son âme continue de grandir. Anne demande la guérison d’autrui et que soit faite la volonté de Dieu. À l’aube du 14 janvier 1922 à Cannes, Anne se tourne vers la religieuse qui la veille.

– Ma sœur, puis-je aller avec les anges ? – Oui, ma belle petite fille. – Merci, ma sœur, Ô merci !

Anne de Guigné est déclarée vénérable par le saint pape Jean Paul II le 3 mars 1990. De nombreux témoignages de l’entourage d’Anne ont pu rapporter la grandeur d’âme de cette petite demoiselle si dédiée à devenir bonne et consoler sa maman.

Sept pistes pour rendre grâce en toutes circonstances

Sensibles aux mauvaises nouvelles, à la crise sanitaire, aux petits et grands tracas du quotidien, nous sommes facilement tentés par la plainte, l’indignation ou la révolte. Et si, dans l’élan de Noël, nous développions la gratitude ?

1.Apprendre à recevoir compliments, services et cadeaux

Pas si simple de recevoir compliments et cadeaux : dire merci relève de la correction, mais plus encore d’une attitude intérieure qu’il n’est pas si évident d’adopter. Sommes-nous capables d’accepter d’autrui ce qu’il veut nous donner ? Deux obstacles se posent à un merci sincère : la méfiance ou le soupçon (d’être manipulé, par exemple), et le refus de la dépendance à l’autre lorsque nous nous considérons débiteur. Une piste pour avancer : reconnaître que nous ne sommes pas autosuffisants, mais que notre vie et notre bonheur passent par la relation et l’échange.

2.S’efforcer de se libérer des ressentiments, colères et peurs

Gratitude, gratitude, facile à dire ! N’est-ce pas de la méthode Coué ? Ou une technique de grand naïf ignorant les turpitudes du monde et le tragique de la vie ? Il peut nous paraître impossible, voire obscène, de remercier en toutes circonstances. La gratitude est comme une source qui peut être bouchée par l’amertume, la colère, la peur. Ces sentiments, lorsqu’ils résistent, renvoient souvent à des blessures du passé. Il faut parfois prendre les moyens de dégager de la route… non sans avoir accueilli les obstacles. Et si tout le monde n’a pas besoin d’un accompagnement thérapeutique (heureusement !), des retraites de guérison ou un temps fort spirituel peuvent aider à remettre à Dieu ces « grosses pierres ».

3.Dépasser la plainte

La plainte peut avoir une vertu temporairement, car elle permet d’être en contact avec sa peine, son insatisfaction. Mais à la longue, elle ne fait guère de bien, ni à nous-même ni à ceux qui nous entourent, puisqu’elle positionne en victime. Elle est parfois un simple refus de vivre, au contraire de la gratitude. « Avec la gratitude, nous disons oui à notre existence, explique Florence Servan-Schreiber. Nous reconnaissons en premier lieu qu’elle vaut la peine d’être vécue. Puis nous nous laissons pénétrer par la reconnaissance, qui confirme que la source de ce bien-être se trouve, au moins en partie, en dehors de nous-mêmes. » Le Psalmiste ne fait-il pas le même chemin, qui commence par « Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m’as-Tu abandonné ? », pour finir par : « On annoncera le Seigneur aux âges à venir, on racontera aux peuples à naître sa justice. Voilà son œuvre » ?

4.S’exercer à exprimer sa reconnaissance aux autres

« Les occasions de gratitude ne manquent pas, explique le psychiatre Christophe André dans L’Art du bonheur (éd. L’iconoclaste). Comme le bonheur, elles nécessitent juste un petit effort d’ouverture, d’attention et de réflexion. Par exemple envers toutes les personnes qui nous ont aidés à devenir nous-mêmes : parents, grands-parents, proches, amis, enseignants. Toutes ces personnes qui ont partagé des moments de notre vie, et qui nous ont donné du bonheur ou appris à nous en rapprocher, au travers de leur amour et de leur affection. »

Exprimer sa gratitude, ce peut être inviter ces personnes à l’occasion d’une étape de vie : mariage, anniversaire marquant, passage à la retraite, départ d’une responsabilité, déménagement. La gratitude est toujours une affaire d’échanges et de relation… d’autant qu’elle est contagieuse : « Celui qui rend grâce attire la grâce », disait saint Jean de la Croix.

5.Apprendre à contempler les choses simples

« Chaque matin, je m’étonne et je me réjouis d’être en vie. Je ne m’y habitue pas. » Cette phrase de l’écrivain Colette Nys-Mazure, dans Célébration du quotidien (Desclée de Brouwer), résume toute une attitude, qui peut devenir une habitude : celle de « vivre en poésie ». « Il se peut que nous ne soyons vraiment nous-mêmes que dans l’émerveillement, l’éloge, la reconnaissance, poursuit-elle. Là s’exprime le meilleur de notre être, ce qui chante, s’ouvre et va à la rencontre de Celui qu’on ne peut nommer. S’arracher à soi, se détacher des erreurs, des échecs, s’enthousiasmer pour se livrer à la beauté qui sauve et nous mène à Lui, Dieu de bonté et de tendresse, notre espérance. » En famille, dire le bénédicité à chaque repas peut être une bonne manière de s’entraîner ensemble à bénir et à louer.

6.Prendre l’habitude de la prière d’alliance

Puisée dans la spiritualité ignacienne, la prière d’alliance est une prière à trois temps, que nous pouvons dire le soir pour relire notre journée sous le regard de Dieu en quelques minutes. Premier temps : celui d’alliance, où nous disons « merci » pour les moments de joie et de consolation, les signes et les faits dans lesquels nous reconnaissons la présence de Dieu dans notre vie. Deuxième temps : nous demandons « pardon », nous reconnaissons nos manques, nos péchés, nos ruptures d’alliance, la façon dont nous avons blessé l’Amour.


Troisième temps, un « s’il te plaît » ouvert sur le lendemain : nous l’offrons à Dieu et réfléchissons à la façon dont, avec son aide, nous allons pouvoir faire un pas de plus dans la sainteté. Cette prière exerce à la gratitude, comme une attitude préalable à toute contrition et à toute demande : c’est par rapport à ce que nous avons reçu de Dieu que nous pouvons évaluer nos fautes et nous amender. Trois mots qui sont transposables aussi dans la vie quotidienne en couple : elle aussi se nourrit de la gratitude.

7.Accueillir le salut dans chaque eucharistie

On oublie vite qu’« eucharistie » signifie « action de grâce » en grec. Communier au corps et au sang du Christ, c’est accueillir à nouveau le salut dans ma vie. Chaque messe est l’occasion de dire « merci » pour le sacrifice unique du Christ pour l’humanité, sans lequel nous serions condamnés à la mort. Vertigineux cadeau ! La gratitude est l’attitude fondamentale du chrétien : « Quant à nous, nous aimons parce que Dieu nous a aimés le premier » (1 Jn 4, 19) Cyril Douillet

https://fr.aleteia.org/cp1/2020/12/24/sept-pistes-pour-rendre-grace-en-toutes-circonstances/

Les Bénis de Dieu reprennent du service!

La pastorale des enfants remet les préparations aux sacrements en route !

Pour les demandes de baptême (enfant scolarisé) voici l’inscription à télécharger en cliquant dessus et à renvoyer complète à : pastorale.enfant@gmail.com ( renseignements au 06.35.35.37.94)

Pour les enfants qui souhaitent se préparer à recevoir l’eucharistie, on privilégie les enfants en cm2 terminant un cycle de trois ans de catéchèse mais le coeur de votre enfant brûle d’attendre Jésus, nous vous rencontrerons avec joie pour préparer la première des communions !

Nous vous proposons une rencontre le samedi 13 février à salle paroissiale de La Madeleine à 14h00 : pour prendre vos inscriptions, accueillir vos enfants, découvrir avec eux et le père Martin le sens de Jésus Hostie et nous aurons une messe exceptionnelle et pédagogique réservée aux enfants et à leur famille à 17h. (Nous ferons en sorte qu’à 17h40 vous soyez libres pour rentrer chez vous !)

Nous attendons vos inscriptions (juste nom prénom, école et classe de votre enfant) par mail : pastorale.enfant@gmail.com

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